Germaine Alexandrine Ganon, le 28 mai 1907 à Paris (18e), morte le 7 mars 1944 à Auschwitz (Pologne)
Les bases consultées permettent d’établir son identité civile et son état civil de victime de la déportation. Les éléments précis de scolarité, de métier ou de formation ne sont pas documentés dans les notices nominatives retrouvées à ce stade de la recherche.
Elle est signalée comme engagée dans la Résistance intérieure à partir de novembre 1942 et homologuée comme agent P2 du réseau de renseignements Andalousie, rattaché au BCRA de Londres.
Elle appartient au groupe d’action « Casa » de Toulouse, dirigé par Léon Téboul, lui-même lié aux réseaux Andalousie et à l’Armée secrète.
Missions et actions
Aucune description détaillée, action par action, n’a été retrouvée dans les bases officielles nominatives consultées pour Germaine Ganon. En l’état des sources disponibles, on peut seulement retenir une appartenance homologuée au réseau Andalousie (agent P2) et au groupe Casa, dont la finalité générale est le renseignement (transmissions vers Londres) et, selon les secteurs, l’appui à des actions et protections associées aux activités clandestines du réseau.
Arrestation / évasion / déportation
Elle est internée à Drancy (matricule mentionné dans une source mémorielle) puis déportée de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 69 du 7 mars 1944, date à laquelle elle est également donnée comme décédée à Auschwitz. Son décès « mort en déportation » est publié au Journal officiel.
Camarades de combat
Son environnement résistant est documenté à travers le groupe Casa de Toulouse dirigé par Léon Téboul. Les noms d’autres membres apparaissent dans des ressources associatives, mais les bases officielles consultées n’apportent pas de liste nominative directement rattachée à sa notice personnelle.
Décorations
- Légion d’honneur
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 19 Avril 1958 JO 26 Avril 1958
- Côte du dossier : 1O25363
Une notice de dossier de Légion d’honneur est signalée dans la base Léonore au nom de « Germaine Alexandrine Hakim épouse Ganon ». Les éléments de décret (date et grade) n’ont pas pu être extraits de manière fiable dans le cadre de cette recherche en ligne, faute d’accès exploitable au contenu détaillé du dossier.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (odonymie, établissement, plaque) n’a été retrouvé à son nom dans les bases officielles consultées au moment de la recherche.
Références bibliographiques
Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, Serge Klarsfeld, (éd. 2012 indiquée comme nouvelle édition), Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, 2012. Ouvrage-outil permettant d’identifier les personnes déportées (noms, lieux d’arrestation) et de les replacer dans la chronologie des convois. Indispensable pour vérifier une déportation au départ de Drancy et situer un parcours familial. Sert de référence de cadrage pour comprendre l’ampleur et la mécanique administrative de la déportation depuis la France.
Liberté, Liberté Chérie, Musée départemental de la Résistance et de la Déportation (Toulouse), Conseil départemental de la Haute-Garonne, 2016.
Album documentaire centré sur la Résistance en Haute-Garonne, fondé sur des documents, archives et objets. Utile pour contextualiser l’action des réseaux et groupes francs autour de Toulouse, et comprendre le cadre local dans lequel évolue un groupe d’action tel que « Casa ».
Références internet
Journal officiel / Légifrance Publication officielle de la mention « Mort en déportation », qui permet d’établir une validation administrative de l’état de victime de la déportation et d’ancrer le décès dans une source d’État. Document utile pour confirmer les dates retenues et sécuriser l’information d’état civil liée à la déportation.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000619235?page=1&pageSize=10&query=%22GANON%22+%22Germaine%22&searchField=ALL&searchType=ALL&tab_selection=all&typePagination=DEFAULT
Service historique de la Défense (SGA) – bases et instruments de recherche
Portail du ministère des Armées donnant accès à des références de dossiers (notamment « morts en déportation » et dossiers administratifs). Sert à identifier des cotes utiles pour des vérifications approfondies en salle de lecture. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
Les Français Libres (site associatif) – fiche nominative
Fiche biographique structurée (état civil, appartenance au réseau Andalousie, groupe Casa, niveau d’homologation) et indication de cote de dossier administratif. Source associative à croiser prioritairement avec les bases officielles, mais utile pour orienter vers les cotes SHD.
https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=114899
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
La cote de dossier administratif de résistant est signalée comme GR 16 P 283647 (référence repérée, dossier non consulté en salle de lecture). Une cote « morts en déportation » est également repérée dans les instruments du SHD (dossier non consulté).
Observations Le nom apparaît avec un patronyme d’origine (« Hakim ») et un nom marital (« épouse Ganon »). Aucune divergence datée n’a été retenue ici : la date de naissance (28 mai 1907) et la date de décès (7 mars 1944 à Auschwitz) sont cohérentes entre une fiche biographique associative et une validation par publication officielle « mort en déportation ». Aucune décoration nominative (Médaille de la Résistance / Compagnon) n’a été retrouvée dans la base de l’Ordre de la Libération après recherche nominative ; une présence en base Léonore est signalée mais le détail du décret n’a pas été exploitable dans cette recherche en ligne.
Photo : Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.