La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

RIBIÈRE v

Germaine Marguerite Anne RIBIÈRE, née le 13 avril 1917 à Limoges (Haute-Vienne), morte le 20 novembre 1999 à Paris (France)

Germaine Ribière suit des études et s’engage très tôt dans des milieux chrétiens de jeunesse. Les sources consultées la décrivent comme une figure catholique de la Résistance, dont la trajectoire est marquée par une attention constante au sort des persécutés et par une capacité d’initiative dans les organisations d’entraide.

Sous l’Occupation, Germaine Ribière s’investit dans des actions de sauvetage et d’assistance, en lien avec des organisations et des réseaux de secours. Les sources consultées associent son rôle à des dispositifs catholiques de protection et à des actions clandestines de placement et de transfert de personnes menacées.

Les sources consultées la rattachent à la Résistance chrétienne et à des chaînes de secours liées à des autorités diocésaines et à des œuvres d’entraide, notamment autour de Toulouse et de lieux-refuges comme la Maison de Vendine.

La Maison de Vendine, en Lauragais, est documentée comme un lieu d’accueil lié à l’entraide diocésaine. Un panneau de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah précise que, lorsque la Maison de Vendine ferme en octobre 1943 dans un contexte de menaces d’arrestation, Germaine Ribière place des enfants de la colonie dans des familles d’accueil et transfère d’autres enfants vers des congrégations religieuses, ce qui atteste un rôle opérationnel de répartition, de mise à l’abri et de continuité du sauvetage malgré la pression répressive.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation ni déportation n’a été confirmée dans les bases officielles consultées pour Germaine Ribière dans le périmètre exploité pour cette fiche.

Camarades de combat

Les sources consultées relient son action au cadre d’entraide impulsé par Jules-Géraud Saliège et coordonné à Toulouse avec Louis de Courrèges d’Ustou, ainsi qu’à des établissements congréganistes mobilisés pour les placements (Vendine, Massip).

Retour à la vie civile

Les sources consultées indiquent qu’elle demeure une actrice reconnue du dialogue et de la mémoire, et que sa trajectoire donne lieu à des travaux biographiques et commémoratifs (expositions, publications).

Décorations

  • Juste parmi les Nations (date de reconnaissance signalée par la BnF : 18 juillet 1967).
  • Médaille de la résitance par décret du 03 août 1946 JO 13 octobre 1946
  • Côte du dossier : 1O53924

Aucune décoration française (Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, Croix de guerre) n’a été confirmée à ce stade dans les bases officielles consultées pour Germaine Ribière, et aucune information Wikipédia non confirmée n’est retenue ici.

Lieux de mémoire

Les sources consultées documentent la Maison de Vendine comme lieu-refuge associé à son action de placement et de transfert d’enfants.

Références bibliographiques

Germaine Ribière (1917-1999) – Une figure majeure de la Résistance chrétienne, Claude Penin, Presses universitaires de Limoges, 2023.Biographie récente fondée sur des sources et archives, éclairant la place de Ribière au cœur de la Résistance chrétienne. Le lecteur y trouvera une chronologie structurée et une analyse de ses réseaux d’action. L’ouvrage est particulièrement utile pour comprendre ses missions d’entraide et les mécanismes concrets de sauvetage.

Les Armes de l’esprit, Renée Bédarida, Presses de Sciences Po, 1999.Ouvrage de synthèse essentiel pour replacer les actions de Ribière dans les résistances morales et religieuses. Le lecteur y trouvera des repères sur les formes d’assistance, les risques et les rapports aux institutions. Utile pour contextualiser Vendine et les dispositifs diocésains.

Les hérauts de la Résistance catholique, Maurice Lugassy et Enguerrand Serrurier (dir.), Cerf, 2024.Ouvrage collectif apportant un panorama large sur les acteurs et modalités de la Résistance catholique. Le lecteur y trouvera une mise en perspective des itinéraires, des réseaux et des débats internes. Utile pour comprendre la place des femmes et des laïcs dans les dispositifs de secours.

Références internet

Fondation pour la Mémoire de la ShoahPanneau documentaire consacré à la Maison de Vendine, décrivant le fonctionnement du refuge, son contexte de fermeture en 1943 et le rôle de Ribière dans le placement des enfants. Source institutionnelle majeure pour attester le rôle opérationnel de sauvetage.

BnF – Catalogue (notice d’autorité)Notice d’autorité « Ribière, Germaine (1917-1999) » confirmant naissance, décès et mention de la reconnaissance comme Juste parmi les Nations. Source fiable pour l’état civil et l’identification.

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb14511960c

Yad Vashem France Page « Justes » confirmant la reconnaissance et fournissant des repères biographiques synthétiques.

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD non retrouvée dans les ressources en ligne consultées

Observations

Le nom comporte un accent (« Ribière ») confirmé par la notice d’autorité BnF. Les dates (13/04/1917 – 20/11/1999) sont cohérentes entre BnF et les ressources Yad Vashem France consultées.

Aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées pour cette fiche.

Sources consultées le 6 février 2026

  • Maitron Résistance : recherche effectuée, aucune notice nominative exploitée pour Germaine Ribière dans le périmètre consulté.
  • Fondation de la Résistance : recherche effectuée, pas de page nominative retenue ici.
  • Musée de la Résistance en ligne : consultation pour contexte général, pas de notice nominative Ribière identifiée.
  • Mémoire des Hommes : recherche web ciblée sur le domaine officiel, aucun résultat retourné pour « Ribière Germaine ».
  • Musée de la Résistance nationale (Champigny) : site consulté, pas de notice nominative retrouvée.
  • Ordre de la Libération : consultation générale (non utilisée pour Ribière).
  • Base Léonore / Légifrance / Gallica : recherches effectuées pour décorations françaises, aucun élément nominatif retenu.
  • SHD : recherche indirecte via ressources en ligne, aucune cote d’homologation identifiée.
  • BnF (notice d’autorité) : confirmation de l’état civil et du statut de Juste.
  • Fondation pour la Mémoire de la Shoah : panneau documentaire sur la Maison de Vendine précisant des actions de placement.
  • Yad Vashem France : confirmation du statut de Juste et repères biographiques.

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