Émile ECKHARDT, né le 16 avril 1882 à Cannes (Alpes-Maritimes), mort le 2 mars 1944 à Nîmes (Gard)
Maître d’hôtel puis hôtelier, Émile Georges Eckhardt devient propriétaire/tenancier d’établissements sur le versant de l’Aigoual (Valleraugue, Gard). Les éléments d’état civil complets sont fournis par sa notice du Maitron (« Fusillés 1940-1944 »).
Engagement dans la Résistance
Hébergeant et soutenant le maquis d’Ardaillès par son implantation professionnelle, il participe à l’environnement logistique des groupes résistants cévenols sans fonction combattante repérée dans les bases officielles.
Aucune appartenance formelle à un réseau n’est homologuée mouvement (; sa trajectoire est liée au maquis d’Ardaillès (AS/FFI Gard) en tant que soutien civil.
Missions et actions
Soutien et relais local des maquisards (hébergement, intendance). Les sources soulignent son rôle de notable local en appui du maquis.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté lors du coup de force de la 9e Panzerdivision SS « Hohenstaufen » au hameau d’Ardaillès le 29 février 1944, Émile Eckhardt est emmené à Nîmes et pendu publiquement le 2 mars 1944, avec d’autres otages. Ces pendaisons sont documentées par le Maitron, le Musée de la Résistance en ligne et les Archives départementales du Gard.
Camarades de combat
Parmi les victimes et acteurs liés à ces événements : Hénoc Nadal, Louis Carle, Désir Jeanjean (otages pendus le même jour), les responsables du maquis d’Ardaillès (Laurent Olivès, Jacques Poujol) et les groupes cévenols associés.
Décorations
Aucune décoration n’est confirmée dans les bases officielles (Léonore, Ordre de la Libération, Médaille de la Résistance, JO/Légifrance).
Lieux de mémoire
Plaques commémoratives à Nîmes (avenue Jean-Jaurès, boulevard Talabot, rue Vincent-Faïta) rappelant les pendaisons du 2 mars 1944 ; regroupement de tombes au cimetière Saint-Baudile/Pont-de-Justice ; plaques/mémoriaux relatifs au maquis d’Ardaillès.
Références bibliographiques
Les Pendus de Nîmes, Mouvement de libération nationale – Fédération Gard-Lozère, s.d. (référencé par les Archives départementales du Gard). Ouvrage de référence locale qui reconstitue minutieusement la chaîne d’événements, les identités et les lieux d’exécution.
Les Maquis du Massif central méridional (1943-1944), Gérard Bouladou, Éditions Lacour, 1974. Mise en contexte des opérations et des répressions en Cévennes, incluant les violences de représailles.
J’étais pasteur et chef de maquis, Laurent Olivès, Ampelos, 2012. Témoignage sur la vie du maquis d’Ardaillès et l’environnement villageois touché par la répression.
Références internet
Le Maitron – Fusillés 1940-1944, notice « Émile, Georges ECKHARDT », état civil, circonstances, sources. URL : https://fusilles-40-44.maitron.fr/eckhardt-emile-georges/ Fusillés 40-44
Musée de la Résistance en ligne, médias « Plaque rappelant la fondation et l’attaque du maquis d’Ardaillès » et « Plaque à la mémoire de 6 pendus de Nîmes ». URL : https://museedelaresistanceenligne.org/media8178
https://museedelaresistanceenligne.org/media8083
Archives départementales du Gard, notice « Les pendus de Nîmes ». URL : https://archives.gard.fr/transmettre/pour-memoire/chroniques-passees/les-pendus-de-nimes.html Archives départementales
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD 16P non localisée en ligne pour une homologation de résistant (victime civile d’exécution).
Observations orthographiques et divergences
Le patronyme apparaît « Eckhardt »/« Eckardt » selon certains supports ; la forme « Émile, Georges ECKHARDT » (avec H) est retenue par le Maitron (référence principale).
Sources consultées (Maitron Résistance : notice nominative. Fusillés 40-44
Fondation de la Résistance / Musée en ligne : médias et contextes. Musée de la Résistance en Ligne+1
Mémoire des Hommes (SGA) : Absence confirmée (pas de fiche nominative trouvée).
Musée de la Résistance de Champigny : consultation via portail AERI – médias utilisés.
Ordre de la Libération : Absence confirmée.
Base Léonore – Légion d’honneur : Absence confirmée.
Gallica BnF : Pas d’occurrence nominative probante pour 2 mars 1944 (Nîmes).
SHD : Pas de cote d’homologation retrouvée en ligne (victime civile).