Jean Louis FOY, né le 18 août 1921 à Paris (16e), mort le 15 juillet 1946
Fils de l’avocat Paul Foy, ancien combattant de 1914-1918, Jean-Louis Foy suit des études de droit à Aix-Marseille puis au Maroc (licence à Rabat, 1941). Il s’inscrit comme stagiaire au barreau de Grasse, puis au barreau de Paris à la Libération.
Fin 1941, il rejoint le mouvement Combat dans les Alpes-Maritimes, devient tireur de fusil-mitrailleur et intègre le corps franc « Bir Hakeim » (secteur de Bellevaux, Haute-Savoie) engagé dans les opérations de libération du Chablais.
Le 16 août 1944, lors de l’attaque des positions allemandes à Thonon-les-Bains, il reçoit l’ordre d’attaquer le poste installé au Petit Séminaire. Grièvement blessé à la tête en mission, il perd un œil et subit une trépanation ; sa citation souligne son courage et son rôle dans la libération du département.
Passage clandestin en Suisse (juin 1943) avec son frère cadet Francis (« Flot »), placés dans un camp de travail. Retour en France avant l’été 1944.
Camarades de combat
Francis Foy, son frère (groupe franc « Bir Hakeim », tué au combat le 27 août 1944) ; camarades des groupes francs de Thonon ; capitaine Charles Mangeon (Armée secrète de Thonon) signataire de la citation.
Retour à la vie civile
Dispensé du CAPA par arrêté du procureur général (23 novembre 1944), il reprend son stage au Palais à Paris. Le 6 mars 1945, il décède le 15 juillet 1946 des suites de sa mutilation.
Décorations
- Médaille militaire : décret du 27 janvier 1945 (information fournie par l’Ordre des avocats de Paris dans la notice, à confirmer au Journal officiel).
- Croix de guerre 1939-1945 avec palme (citation à l’Ordre de l’Armée, capitaine Charles Mangeon).
Source principale : notice « Mémoire – Avocats de Paris ». memoire.avocatparis.org
Lieux de mémoire
Mention sur le mémorial en ligne du Barreau de Paris ; avis de décès publié dans Le Figaro (19 juillet 1946).
Références bibliographiques
- Les Glières : 1944, un maquis dans la guerre, François de Lannoy, Heimdal, 2013. Synthèse illustrée sur la Résistance en Haute-Savoie, les opérations du printemps-été 1944 et les groupes francs, utile pour contextualiser les combats de Thonon.
- Histoire de la Résistance en France, Henri Noguères, Robert Laffont, 1972-1981. Large fresque en plusieurs volumes sur les mouvements, les maquis et les structures (AS, FFI), permettant d’inscrire Combat et les groupes francs dans la chronologie générale.
- Au service de la Liberté, Jacques Charpentier, Arthème Fayard, 1949.
Témoignages et hommages du barreau de Paris aux confrères résistants et déportés ; contexte mémoriel et institutionnel.
Références internet
- Mémoire – Avocats de Paris (notice « FOY Jean Louis »).
Notice très détaillée (formation, Combat, Bir Hakeim, citation, blessure, retour au barreau, décès), avec renvois SHD et presse.
https://memoire.avocatparis.org/39-45/guerre-39-45/avocats-morts-pour-la-france/105-f/552-foy-jean-louis-1921-1946 - Gallica BnF – Le Figaro (19 juillet 1946).
Avis de décès confirmant la date ; utile pour compléter l’état civil de fin de vie. https://gallica.bnf.fr/
- SHD – Système d’information des archives (cote 16P).
Référence d’homologation des services résistants (16P 232123) mentionnée par la notice du Barreau de Paris ; consultation en salle.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/