Maurice GARÇON, né le 25 septembre 1889 à Lille (Nord), mort le 28 décembre 1967 à Paris
Fils d’Émile Garçon, grand pénaliste, Maurice Garçon étudie aux lycées Montaigne et Condorcet puis à la Faculté de droit de Paris. Il prête serment en 1911 et s’impose par l’éloquence et la rigueur de ses plaidoiries, devenant l’une des grandes figures du barreau entre les années 1930 et 1960.
Durant l’Occupation, Garçon se place du côté de la défense des résistants jugés par les juridictions allemandes ou d’exception françaises. Le Mémorial du Mont-Valérien rappelle son rôle d’avocat auprès d’accusés issus du réseau du Musée de l’Homme, dans les grands procès de 1941-1942.
Maurice Garçon n’est pas identifié comme « membre » d’un mouvement structuré ; son nom apparaît toutefois dans l’écosystème du réseau du Musée de l’Homme, côté défense judiciaire, au croisement des groupes Nordmann / Weil-Curiel. Le Maitron mentionne son action d’avocat dans plusieurs procès politiques liés à la période. Il ne s’agit pas d’une appartenance organique mais d’une fonction de défense.
Missions et actions
Il plaide pour des justiciables visés pour faits de résistance ou assimilés, intervient publiquement en faveur des libertés, tient un journal (publié après-guerre) où affleurent ses positions face au régime de Vichy et à l’Occupation, et participe après 1944 à la défense d’écrivains et éditeurs poursuivis sur le terrain des « bonnes mœurs », au nom de la liberté de publication.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation ni déportation constatée dans les bases consultées.
Camarades de combat
Parmi les confrères rencontrés autour des affaires de résistance : Fernand Mouquin (co-défense dans certains dossiers), Georges Chadirat, et, en amont, les avocats résistants Léon-Maurice Nordmann et André Weil-Curiel.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Garçon poursuit une carrière littéraire et judiciaire de premier plan, est élu à l’Académie française (1946, réception 1947) et devient une référence du barreau parisien jusque dans les années 1960.
Décorations
- Légion d’honneur : l’existence d’un dossier Léonore n’a pas pu être confirmée en ligne lors de cette recherche (entrée non retrouvée dans les portails publics consultés).
Médaille de la Résistance absence confirmée sur le site de l’Ordre (recherches par nom). FranceArchives
Lieux de mémoire
Plaque commémorative au 10, rue de l’Éperon (Paris 6e) où il vécut de 1928 à 1967 ; à Ligugé (Vienne), une avenue porte son nom, près de son domaine de Montplaisir (propriété signalée par l’inventaire patrimonial régional).
Références bibliographiques
- Journal (1939-1945), Maurice Garçon, (éditions posthumes).
Source de premier ordre pour ses positions publiques et privées sous l’Occupation ; éclaire sa pratique d’avocat et son observation de la vie judiciaire. - Robes noires, années sombres, Liora Israël, Fayard, 2005.
Analyse structurée du rôle des avocats et magistrats pendant la guerre ; replace Garçon et Mouquin dans les procès de résistants. - Dictionnaire historique de la Résistance, dir. François Marcot, Robert Laffont, 2006.
Outil de synthèse pour situer réseaux, procès et acteurs (dont Musée de l’Homme et défense judiciaire) dans la chronologie 1940-1944.
Références internet
- *Mont-Valérien (Mémorial) – Annonce de conférence « Les avocats dans la guerre » (2022) rappelant le rôle de Maurice Garçon dans la défense des résistants du réseau du Musée de l’Homme.
https://www.mont-valerien.fr/evenements/lactualite-du-mont-valerien/detail/actualite/conference-les-avocats-dans-la-guerre-par-lorraine-colin-liora-israel/ Mont-Valérien - Wikipédia (Garçon) – notice biographique et repères d’itinéraire ; à utiliser comme porte d’entrée (à croiser avec sources primaires).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Gar%C3%A7on Wikipédia - Patrimoine Nouvelle-Aquitaine – fiche « Château de Montplaisir » attestant la propriété de Maurice Garçon.
https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/… Patrimoine Nouvelle-Aquitaine