Yvonne LE TAC , née le 22 août 1882 à Paris, morte le 23 décembre 1957 à Paris
Institutrice puis directrice de l’école de filles de la rue Antoinette, à Montmartre, Yvonne Manière épouse André Le Tac en 1903. La famille partage son temps entre Paris et la maison de Saint-Pabu (Finistère) bâtie en 1910. Elle est la mère de Roger, Yves et Joël Le Tac (ce dernier, Compagnon de la Libération).
Retraitée à Saint-Pabu au début de la guerre, elle s’engage dans le réseau de renseignements et d’action OVERCLOUD, prend le pseudonyme « Noir-Orange », assure des liaisons, cache des armes et héberge des clandestins en attente d’embarquement pour les vedettes de la Royal Navy. Sa maison devient un point de passage crucial entre la Bretagne et Londres.
Son appartenance à OVERCLOUD est explicitement mentionnée par les notices biographiques et par les travaux mémoriels brestois qui détaillent l’implantation du poste en Bretagne autour de Saint-Pabu et de la famille Le Tac.
Yvonne Le Tac transmet des messages, organise les passages au large et participe à la logistique des liaisons maritimes. Les sources évoquent le transport d’armes dissimulées sous du goémon et la couverture fournie aux opérateurs radio (notamment lors du retour clandestin de son fils Joël à l’automne 1941).
Arrestation / évasion / déportation
Arrêtée le 7 février 1942, elle est déportée à Ravensbrück, puis transférée à Majdanek et à Auschwitz-Birkenau.
Libérée, elle est rapatriée via Odessa et Marseille avant de regagner la France.
Camarades de combat
Au sein d’OVERCLOUD et des réseaux associés en Bretagne : Joël et Yves Le Tac, Alain de Kergorlay (opérateur radio), des marins et passeurs locaux, ainsi que des correspondants rennais liés à la presse clandestine et aux émissions du poste.
Retour à la vie civile
Affaiblie par la déportation, elle achève sa vie entre la Bretagne et Paris ; elle décède à Paris en 1957.
Décorations
- Médaille de la Résistance française avec rosette : décret du 24 avril 1946
- Croix de guerre 1939-1945 avec palme : mentionnée par les mémoriaux locaux (non retrouvée dans une base officielle nominative en ligne). [Information trouvée sur des sites mémoriels et Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels].
Légion d’honneur : Chevalier (1946) – dossier présent dans la base Léonore (fiche signalétique). leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr
Lieux de mémoire
À Paris (18e), l’ancienne rue Antoinette est renommée « rue Yvonne-Le-Tac » par arrêté du 27 février 1968 et inaugurée le 8 juin 1968 ; le collège situé au n° 7 porte également son nom.
Références bibliographiques
- Yvonne Le Tac, Montmartroise, France Libre (2013). Portrait biographique nourri d’archives familiales et locales ; insiste sur la double vie parisienne et bretonne, le rôle dans OVERCLOUD, l’arrestation et la déportation. Utile pour saisir l’itinéraire d’une résistante « ordinaire » devenue pivot logistique.
- Musée de la Résistance en ligne – dossiers thématiques OVERCLOUD (Fondation de la Résistance). Propose le contexte, les acteurs et l’ancrage breton du réseau, permettant de situer les actions d’Yvonne Le Tac dans l’appareil clandestin.
Références internet
- Base Léonore – Yvonne LE TAC – notice d’autorité (Légion d’honneur). https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/notice/221792
- Résistance Brest – notice Yvonne LE TAC – biographie détaillée, rôle à Saint-Pabu, chronologie, décorations. https://www.resistance-brest.net/article3496.html
- Wikipédia – Yvonne Le Tac – synthèse (à croiser), avec mentions d’OVERCLOUD, de la déportation et des décorations. https://fr.wikipedia.org/wiki/Yvonne_Le_Tac Wikipédia
- Collège Yvonne-Le-Tac (Ville de Paris / Éducation nationale) – confirmation toponymique et établissement. https://www.education.gouv.fr/annuaire/75018/paris/college/0752108j/college-yvonne-le-tac.html