La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MAUREL Renée Jeanne Marie

Renée Jeanne Marie MAUREL, née le 6 janvier 1914 à Landerneau (Finistère), morte le 6 octobre 2009 à Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) Française.

Renée Jeanne Marie Salaün grandit à Landerneau avant de s’installer en Ille-et-Vilaine après son mariage avec Étienne Maurel, secrétaire de mairie à Montfort-sur-Meu. Les notices associatives et mémorielles confirment son identité civile complète et son ancrage à Montfort dès l’avant-guerre.

À l’automne 1941, Renée Maurel s’engage dans la Résistance intérieure aux côtés de son mari. Les sources locales et associatives la rattachent aux réseaux Manipule et Overcloud actifs en Ille-et-Vilaine ; elle participe alors aux liaisons, aux hébergements et à la diffusion de La Bretagne enchaînée.

Cette appartenance ressort des synthèses résistantes du Morbihan et des bases mémorielles finistériennes.

En 1941-1942, son domicile de Montfort-sur-Meu sert de point d’appui clandestin ; un poste émetteur y est installé à l’automne 1941. Elle prend part aux tâches logistiques et à la diffusion de tracts et feuilles ronéotées, au sein du « groupe Maurel » relié aux enseignants et étudiants rennais.

Arrestation / évasion / déportation

Arrêtée à Montfort-sur-Meu le 23 août 1942, elle est successivement internée à Rennes, puis aux prisons de la Santé et de Fresnes, transférée au fort de Romainville, avant d’être dirigée sur Compiègne.

Elle est déportée le 27/28 avril 1943 par le transport I.95 vers Ravensbrück où elle arrive le 29 avril 1943, matricule 19315 ; libérée par la Croix-Rouge en avril 1945, elle rentre en France au printemps 1945.

Les étapes, dates et matricule sont concordantes dans les bases BDDM et les relevés départementaux.

Camarades de combat

Son action s’inscrit aux côtés d’Étienne Maurel, de Victor Janton, du docteur Joseph Lavoué, d’André Simon et du groupe étudiant rennais (André Ménard, Louis et Pierre Normand, Édouard Le Deuff) qu’agrège le journal clandestin La Bretagne enchaînée.

Retour à la vie civile

Survivante de Ravensbrück, elle revient très affaiblie et demeure soignée après la Libération. Les notices mémorielles indiquent sa disparition à Montfort-sur-Meu le 6 octobre 2009.

Décorations

  • Croix de guerre avec palme
  • Médaille des Forces françaises libres

information trouvée sur un site d’association (SMLH Finistère), non confirmée dans les bases officielles en ligne.

Lieux de mémoire

La commune de Montfort-sur-Meu honore sa mémoire par le mail Renée-Maurel, élément du parcours patrimonial de la ville.

Références bibliographiques

  • Femmes en Résistance, Marie Rameau, Autrement, 2011. L’ouvrage restitue les itinéraires de résistantes et déportées, en articulant témoignages et mises en contexte sur les réseaux féminins, l’internement et Ravensbrück. Le lecteur y trouve des repères sur les parcours d’arrestation, de déportation et de retour.
  • Résister en Bretagne, Christian Bougeard, Éditions Ouest-France, 2015. Synthèse régionale claire sur les réseaux et mouvements de Bretagne, utile pour situer les groupes d’Ille-et-Vilaine (Manipule, Overcloud) et la chronologie des répressions 1942-1944.
  • La Bretagne dans la Résistance, Georges Le Marec, Jean Picollec, 1981. Panorama historique centré sur l’émergence des groupes locaux, la presse clandestine rennaise et les liaisons avec Londres ; comporte des développements sur Montfort-sur-Meu.

Références internet

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