Gaston TURPIN né le 18 avril 1907 dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, fut exécuté le 13 février 1943 à Nantes (Loire‑Atlantique) à la suite du procès des « 42 ».
Issu des quartiers ouvriers, il travaille comme traceur puis chaudronnier aux ateliers des Batignolles à Nantes, et devient militant communiste et syndicaliste (CGTU, puis CGT). Dès 1941, il s’engage dans la Résistance clandestine, au sein du Front National, puis de l’Organisation spéciale et des FTPF .
Il participe à plusieurs actions de sabotage contre l’occupant allemand, notamment contre la ligne électrique de Pontchâteau et le pont roulant des Batignolles en avril 1942 .
Arrêté dans la nuit du 7 au 8 janvier 1943 par la police allemande, il est jugé dans le cadre du procès dit des « 42 », qui se tient à Nantes en janvier 1943.
Ce procès, mis en scène par les autorités nazies, conduit à la condamnation à mort de 37 résistants.
Gaston Turpin est fusillé le 13 février 1943 au champ de tir du Bêle . Il est reconnu « Mort pour la France » .
Décorations
Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 10 septembre 1955
Aucune autre décoration n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Lieux de mémoire
Une rue de Nantes, dans le quartier Malakoff–Saint‑Donatien, porte son nom : la rue Gaston‑Turpin.
De même, un gymnase du même quartier bénéficie de son patronyme.
Une cellule du Parti communiste dans le quartier du Breil a également été nommée en son souvenir .
Références bibliographiques
Parmi les ouvrages sur la Résistance à Nantes, plusieurs évoquent le contexte dans lequel Gaston Turpin a agi — notamment le procès des 42 et l’engagement des FTP (Francs-tireurs et partisans).
- Nantes sous l’Occupation Benoît Cressard & Olivier Eudes,. Éditions Ouest-France, 1981. Présente la vie quotidienne à Nantes sous l’Occupation, un cadre qui éclaire la montée de la résistance locale. Infobretagne+5Bretania+5Archives Nantes+5Wikipédia+5Wikipédia+5Patrimonia+5Wikipédia
- Nantes : la Résistance (1939‑1945). Dominique Bloyet, Éditions C.M.D., 1997. Ouvrage de référence sur les réseaux et actions résistantes à Nantes, évoquant sans doute le rôle de militants comme Turpin. Wikipédia
- Nantes, 1943 : fusillés pour l’exemple Guy Haudebourg,. Éditions Geste, La Crèche, 2014. Spécifiquement centré sur les résistants fusillés à Nantes, dont Turpin. Manchester Hive+11Patrimonia+11Wikipédia+11
- “Justice” allemande expéditive et inexorable : le procès des 42 Yves de Sesmaisons, (15 au 28 janvier 1943), dans Une Nantaise dans la Résistance : Yolaine des Sesmaisons, 1940-1945. Coiffard, Nantes, 2003. Analyse précise du procès où Turpin fut condamné. Nantes, ville et métropole+3Patrimonia+3Wikipédia+3
Références internet
- Wikipédia — Article « Gaston Turpin » Biographie succincte : né le 18 avril 1907 à Paris, militant communiste, traceur aux Batignolles, FTP, jugé lors du procès des 42, exécuté le 13 février 1943 à Nantes. De même, Nantes Patrimonia mentionne son rôle et l’hommage toponymique en sa mémoire. archives.marne.fr+10Wikipédia+10Nantes, ville et métropole+10
- Le Maitron (notice biographique) Résumé de son parcours : traceur aux B atignolles, syndicaliste CGT, militant communiste, résistant FTPF, condamné à mort le 28 janvier 1943, fusillé le 13 février 1943 à Nantes. Bretania
- Nantes Patrimonia — Procès des Quarante-Deux Contexte historique du procès, qui réunit 45 résistants, dont Turpin. Il présente le déroulé du procès, les actes de saboteurs locaux, et confirme la date de l’exécution collective. PatrimoniaWikipédia+1
- Wikipedia — Rue Gaston-Turpin Présence d’une voie à Nantes portant son nom, témoignant de la reconnaissance collective : « Rue Gaston-Turpin ». Nantes, ville et métropole+4Wikipédia+4Wikipédia+4
- Wikipédia : biographie complète, activités résistantes, jugement et exécution, décorations, lieux mémoriels Comité des Fusillés de Châteaubriant+4Wikipédia+4Nantes, ville et métropole+4
- Nantes Patrimonia – Diaporama sur le procès des 42, mentionne son exécution et le contexte .