Évasions massives depuis le camp de Saint-Hippolyte-du-Fort (août 1941 – février 1942)
Entre août 1941 et février 1942, plus de cinquante soldats britanniques internés au camp aménagé dans l’ancienne école militaire de Saint-Hippolyte-du-Fort parviennent à s’évader.
Ces opérations réussies sont rendues possibles grâce à l’action coordonnée du réseau de Pat O’Leary (SOE/MI9 britannique), avec l’aide déterminante de complices tels que Jean de la Olla, alors comptable de la prison, Maurice Dufour, officier gardien, ainsi que des collaborateurs extérieurs comme le lieutenant britannique Richard Parkinson, Marcel Debeaume (prisonnier de guerre évadé), Mme Morel, et un ingénieur américain nommé Nutter.
Circonstances
Les prisonniers concernés sont principalement des aviateurs alliés abattus ou des soldats britanniques capturés lors de la campagne de France.
Le réseau Pat O’Leary, dirigé par Albert Guérisse (alias Pat O’Leary) après l’arrestation de Ian Garrow, coordonne leur acheminement vers la zone libre ou l’Espagne via les Pyrénées.
Ces actions s’inscrivent dans un contexte de résistance active avec le soutien logistique du MI9, chargé d’organiser les filières d’évasion alliées.
Héros et figures marquantes
Parmi les acteurs essentiels figurent Jean de la Olla, facilitateur clé au sein de la prison ; Maurice Dufour, gardien complice ; Richard Parkinson, officier britannique incarcéré ; Marcel Debeaume, ancien prisonnier évadé ; Mme Morel, qui offre un hébergement sûr ; Nutter, ingénieur américain ayant hébergé plus de trente évadés ; ainsi qu’Albert Guérisse, coordinateur général des opérations.
Victimes
Aucune victime n’est directement liée à ces évasions, témoignant de la préparation minutieuse et de l’efficacité des opérations.
Survivants
Les évadés rejoignent ensuite d’autres réseaux patriotiques ou parviennent à rallier Gibraltar et l’Angleterre grâce aux filières mises en place par le MI9.
Conséquences
Ces évasions constituent l’un des premiers succès majeurs du réseau Pat O’Leary et stimulent d’autres actions similaires. Elles illustrent la coopération réussie entre résistants civils, militaires britanniques et soutiens locaux.
Mémoire et lieux commémoratifs
Aucune plaque ou monument spécifiquement dédié à ces évasions n’a été identifié dans les sources consultées, mais les événements restent reconnus dans la mémoire collective liée aux actions de Saint-Hippolyte-du-Fort.
Références bibliographiques
Aucun ouvrage spécifiquement consacré à cette opération n’a été trouvé dans les sources disponibles.
Références internet
- Pat O’Leary – Wikipédia (fr) : description du réseau, des évasions depuis Saint-Hippolyte-du-Fort, des principaux acteurs et des chiffres.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pat_O%27Leary
- Le réseau Pat O’Leary – polejeanmoulin.com : informations détaillées sur les opérations d’évasion, les complices et les itinéraires empruntés.
https://www.polejeanmoulin.com/Le-reseau-Pat-O-Leary