La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

FELHENDLER Léon

Léon FELHENDLER, né le 1er juin 1910 à Żółkiewka (Pologne), mort le 6 avril 1945 à Lublin (Pologne).

Issu d’une famille juive, son père était rabbin dans la communauté de Żółkiewka. Il se marie en 1935 avec Toba Wajnberg, avec qui il a deux enfants. Il semble avoir exercé le métier de meunier.

Durant l’occupation allemande, il devient chef du Judenrat local et préside la Société d’Auto‑Aide juive. En octobre 1942, la communauté est déportée au ghetto d’Izbica, puis à Sobibor.

À son arrivée à Sobibor en avril 1943, Léon Felhendler échappe à la mise à mort immédiate, contrairement à la majorité des prisonniers. Cette exception s’explique par l’intervention d’un autre détenu — un cousin ou un proche identifié comme tel — déjà affecté à un “commando de travail”, qui le désigne comme utile au camp. Grâce à cela, Felhendler est affecté au Sonderkommando”, plus précisément dans les baraques de tri où les effets personnels des victimes exterminées dans les chambres à gaz étaient rassemblés, classés, puis envoyés en Allemagne.

Ce poste lui assure une survie temporaire, mais aussi un accès indirect à des informations vitales sur l’organisation du camp, sur les mouvements des SS, les convois, et le fonctionnement interne. Ces éléments seront décisifs lorsqu’il formera un comité clandestin pour organiser l’insurrection et l’évasion d’octobre 1943.

Au printemps 1943, Léon FELHENDLER fonde un comité de résistance clandestin formé de détenus au sein de Sobibor. Il devient l’un des deux leaders du soulèvement avec Alexander Pechersky, après l’arrivée du lieutenant soviétique.

FELHENDLER et Pechersky planifient l’insurrection du 14 octobre 1943. Il aide à organiser l’assassinat discret de SS, coordonne l’assaut sur les armes, puis incite les prisonniers à fuir pendant le chaos.

Environ 300 réussissent à s’échapper, bien que seul un faible nombre survive jusqu’à la fin de la guerre.

Après son évasion, il reste caché à Lublin. Il est grièvement blessé par balle le 2 avril 1945, probablement lors d’une agression, et décède quatre jours plus tard à l’hôpital Saint Vincent de Paul. Les circonstances exactes restent controversées, certains évoquant un règlement de compte, d’autres évoquent un vol.

Camarades de combat

Il collabore étroitement avec Alexander Pechersky dans la mise en œuvre du soulèvement, ainsi qu’avec d’autres planificateurs et membres du comité.

Décorations

  • Commander’s Cross of the Order of Polonia Restituta (Pologne), décerné à titre posthume le 14 octobre 2018
  • Order of Courage (Russie), attribué à titre posthume le 17 juillet 2019, remis à sa nièce en 2020

Ces décorations sont confirmées sur la page Wikipédia, mais non vérifiées dans des bases officielles françaises.

Lieux de mémoire associés

Un mémorial est en cours d’aménagement sur le site de Sobibor dans le musée d’État de Majdanek.

Des cérémonies commémoratives ont lieu régulièrement, et on évoque sa mémoire lors des anniversaires du soulèvement.

Références bibliographiques

  • Sobibor: A History of a Nazi Death Camp, Jules Schelvis (2007) : étude historique détaillée du camp et du soulèvement organisé par FELHENDLER et Pechersky.
  • Escape from Sobibor, Richard Rashke (1982) : récit basé sur des témoignages des survivants, incluant le rôle de Felhendler.

Références Internet

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