Bruno Marie LARAT, né le 2 mai 1916 à Villeurbanne (Rhône), décédé en déportation au camp de Dora (Allemagne) le 5 avril 1944.
Issu d’une famille drômoise, Bruno Larat grandit principalement à Romans-sur-Isère avant d’étudier le droit à Lyon.
Mobilisé en tant que sursitaire en 1939, il reçoit une formation militaire dans l’armée de l’Air, notamment à Montauban, Bordeaux et Châteauroux. En juin 1940, il rejoint l’Angleterre en rejoignant les Forces Aériennes Françaises Libres et suit un entraînement aéronautique au Royaume-Uni, jusqu’à ce que des soucis de santé interrompent sa formation de pilote.
Il est alors affecté aux services de renseignement du Général de Gaulle, entrant dans le BCRA (Bureau Central de Renseignements et d’Action).
En mars 1943, sous le nom de code Luc, Bruno Larat est parachuté en zone sud pour prendre la tête du Centre d’Opérations de Parachutages et d’Atterrissages (COPA), succédant à Raymond Fassin alias Sif.
Son rôle consistait à réorganiser les opérations aériennes clandestines, en assurant l’acheminement et la réception du personnel, des armes et des fonds pour la Résistance.
Il navigue entre le BCRA et les réseaux de la Résistance intérieure, notamment autour des opérations aériennes et maritimes (SOAM), COPA, puis SAP..
À la tête du COPA, Bruno Larat participe à la restructuration du Service des Opérations Aériennes et Maritimes. Il coordonne les parachutages, identifie les terrains d’atterrissage, et organise les liaisons entre la France occupée et la métropole alliée, préparant ainsi le terrain pour les actions à venir.
Arrestation / déportation
Larat est arrêté en juin 1943 lors de la réunion de Caluire, aux côtés de Jean Moulin, par la Gestapo. Torturé, il est transféré à Fresnes, puis à Compiègne, avant d’être déporté en Allemagne dans la catégorie “Nacht und Nebel” (Nuit et Brouillard).
À Buchenwald, puis au camp de Dora où il travaille dans des galeries souterraines, il succombe à l’épuisement le 5 avril 1944. Il est reconnu “Mort pour la France”.
Camarades de combat
Il collabore avec Jean Moulin, Raymond Fassin alias Sif, Pierre Rateau alias Arthur, et Paul Rivière (alias Galvani, Sif bis), qui lui succède dans l’organisation (SAP) après son arrestation.
Décorations
Bruno Larat a reçu plusieurs distinctions pour son courage et son engagement :
- Chevalier de la Légion d’honneur,
- Croix de guerre avec palme,
- Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume par décret du 31 Mars 1947
- King’s Medal for Courage in the Cause of Freedom (Royaume-Uni).
Lieux de mémoire
Aucun lieu public (rue, plaque ou établissement) n’est clairement identifié à son nom dans les sources accessibles.
Références bibliographiques
- Le général Delestraint, Premier chef de l’Armée secrète, François‑Yves Guillin, Plon (1995). Étudie les figures clés de la Résistance, dont Bruno Larat dans l’organisation des services secrets.
- Jean Moulin. La République des catacombes, Daniel Cordier, Gallimard (1999). Récit des structures clandestines à Lyon et de la réunion de Caluire où Larat est arrêté.
Références Internet
- Wikipedia (français), article « Bruno Larat » : biographie, arrestation, rôle dans le COPA, et décorations — https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Larat Wikipédia
- Article Wikipedia sur la SAP : décrit la transformation du SOAM en COPA, puis SAP après l’arrestation de Larat — https://fr.wikipedia.org/wiki/Section_des_atterrissages_et_des_parachutages memorial-montluc.fr+11Wikipédia+11s7a6a4393a0324a30.jimcontent.com+11
- Musée de la Résistance en ligne : documents précisant que Larat est arrêté à Caluire et remplacé dans l’organisation — https://museedelaresistanceenligne.org/media3267‑Terrains‑de‑parachutage‑dans‑la‑Drme s7a6a4393a0324a30.jimcontent.com+3museedelaresistanceenligne.org+3museedelaresistanceenligne.org+3