André Jean MAROSELLI est né le 22 février 1893 à Rutali (Corse) et est décédé le 7 avril 1970 à Luxeuil‑les‑Bains (Haute‑Saône). Il est issu d’une famille corse et fait carrière comme administrateur de sociétés avant la guerre.
Mobilisé en 1939 comme lieutenant-colonel de réserve dans l’Armée de l’Air, il est sous surveillance par la Gestapo dès 1942 et est arrêté la même année.
Le premier sénateur à rejoindre de Gaulle à Londres en 1943, il s’implique dans le soutien aux prisonniers de guerre en tant que président du Comité central d’aide aux prisonniers et se rend aux États‑Unis pour collecter vivres et vêtements.
Membre du réseau Carte, il entretient également des liens avec la Section F du SOE via les connexions entre André Girard et les services britanniques .
Missions et actions
Avant-guerre, il publie en 1941 Le sabotage de notre aviation, analyse critique de la faiblesse de l’aviation française.
Lors de son arrestation en 1942 à Nice, il est interné à Fresnes comme otage. En 1943, il rejoint Londres pour contribuer à la Résistance, notamment dans les actions de soutien aux prisonniers.
Arrestation / évasion
Arrêté en 1942 par la Gestapo et interné à Fresnes en tant qu’otage, il n’est pas exécuté. Il parvient à rejoindre Londres en 1943.
Camarades de combat
Étroite collaboration avec André Girard (fondateur du réseau Carte), Jean Nohain, Pierre Vautrin, John Sidney Jones alias Élie, ainsi que son fils Jacques Maroselli, eux aussi exfiltrés vers Londres.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il reprend sa carrière politique : maire de Luxeuil‑les‑Bains (1929‑1942, 1945‑1970), conseiller général, sénateur de Haute‑Saône (élu 1935, réélu sous la IVᵉ et Vᵉ République), député (1945‑1951), ministre de l’Air (1947‑1951), puis ministre des Anciens Combattants (1948) et de la Santé (1956‑1958).
Décorations
Il a reçu la Légion d’honneur (au moins 7 citations) . Aucune Médaille de la Résistance ou Compagnon de la Libération n’est mentionnée.
Sources consultées (date de vérification : 13 juillet 2025)
Wikipédia (fr) , PDF Archives EHRI étude des infiltrations SOE/Sussex, OpenEdition sur le réseau Carte.
Références bibliographiques
- Le sabotage de notre aviation, André Maroselli, 1941 : critique avant-guerre des carences aéronautiques françaises.
- Des prisons de la Gestapo à l’Exil, André Maroselli, Alger (vers 1943) : récit de son arrestation, internement, exfiltration vers Londres.
Références internet
- Wikipédia : biographie, fonctions, arrestation, exil, carrière politique .
EHRI/Archives nationales France : témoignage d’André Maroselli daté 15 septembre 1943 Wikipédia+3EHRI Portal+3esistoire.fr+3.
Remarque : un homonyme possible existe dans le fils Jacques Maroselli, lui aussi résistant clandestin selon Wikipédia, mais népendant ; ici, la fiche concerne exclusivement André Maroselli, sénateur et ministre, résistant du réseau Carte.