Coupure du Cable Téléphonique de BORDEAUX à BERLIN (12–14 juillet 1943)
Sous la conduite de Georges GUINGOUIN, alias « Raoul » ou « le préfet du Maquis », le maquis limousin porta un coup stratégique le 14 juillet 1943, en sabotant le câble téléphonique reliant la base sous-marine de Bordeaux à l’état-major allemand à Berlin via la région de Limoges. Crucial pour les transmissions logistiques et navales ennemies, fut sectionné avec des explosifs dans un secteur de la Haute-Vienne.
Entre le 12 et 14 juillet, des équipes guidées par GUINGOUIN s’infiltrèrent la nuit pour localiser et creuser jusqu’au câble souterrain. En plaçant des charges explosives ciblées, ils coupèrent la ligne sans attirer l’attention immédiate. L’opération s’inscrivait dans une série de sabotages planifiés par GUINGOUIN depuis début 1943, destinés à fragiliser les communications ennemies
Les équipes de maquisards, dont GUINGOUIN lui-même, prirent d’importants risques : travaux nocturnes, surveillance renforcée par les Allemands après les récents sabotages. Aucun blessé parmi les résistants, mais les ripostes policières furent immédiates, marquant une intensification des contrôles .
Conséquences
- Rupture des communications stratégiques entre Bordeaux et Berlin
- ralentissant les transmissions liées aux U‑boats et aux transports militaires
- Coup symbolique renforçant la légitimité du maquis limousin
- Flot de nouvelles recrues motivées, notamment opposants au STO.
Lieux de mémoire
- Monument au Mont Gargan (Saint-Gilles-les-Forêts)
Stèle inaugurée en 1992 pour honorer les actions du maquis, y compris la rupture du câble. Cérémonies annuelles sur site . - Cimetière de Saint-Gilles-les-Forêts
Tombe de GUINGOUIN et plaque dédiée aux maquisards, souvent fleurie lors des commémorations. - Cache du maquis à Châteauneuf-la-Forêt
Tarière protégée accessible via sentier historique. Panneaux explicatifs relatifs aux sabotages et à la coupure téléphonique .
Références bibliographiques
- Une légende du maquis : Georges Guingouin, du mythe à l’histoire, par Fabrice GRENARD, Vendémiaire, 2018. Analyse historique détaillée qui replace l’opération de juillet 1943 dans le cursus stratégique de l’action de Guingouin.
- Georges Guingouin, Premier Maquisard de France, par Gérard MONIAIRE, éditions Lucien Souny, 1983. Biographie militante, décrivant l’organisation du maquis, les sabotages téléphoniques, agricoles et logistiques.
- Quatre ans de lutte sur le sol limousin, par Georges GUINGOUIN, Hachette‑Littérature, 1974 (rééd. 2015). Récit personnel, relatant l’opération de coupure et la montée en puissance de son maquis.
Références Internet
- Ordre de la Libération Fiche officielle sur GUINGOUIN, mentionnant l’action de juillet 1943 et la dimension stratégique de la coupure téléphonique.: https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/georges-guingouin
- Chemins de Mémoire (Ministère des Armées) : Synthèse de la résistance en Haute‑Vienne, décrivant la rupture du câble comme acte marquant dans la « Petite Russie limousine ». https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-resistance-en-haute-vienne-87