La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MARCAULT Pierre Dit Marco

Pierre MARCAULT (alias Marco)

né le 12 octobre 1919 à Vierzon (Cher) – décédé le 27 décembre 2003 à Viriat (Ain)

Issu d’un milieu familial modeste à Vierzon, Pierre MARCAULT s’engage jeune dans l’armée de l’Air avec l’ambition de devenir pilote. Il obtient le grade de caporal avant la débâcle de 1940, tentant alors de rallier Londres à travers les Pyrénées et l’Espagne—sans succès.

Début 1943, il se rallie aux réseaux clandestins (avec Victor Froment et les frères Roche) après une première expérience de passeur pour aider des pilotes à échapper à l’armée allemande. Recherché, il gagne l’Ain où il organise la Résistance.

Commandant du tout premier camp de maquis à la ferme de Morez, il est rattaché à l’Armée Secrète (AS/FFI) sous l’autorité du colonel Henri ROMANS‑PETIT, dans le groupement sud des Maquis de l’Ain et du Haut-Jura.

Missions et actions

  • Création en août 1943 du camp de Morez (environ 40 hommes), puis mise en place du camp des Combettes à proximité.
  • Organisateur d’une école de cadres à la ferme des Gorges, formant chefs locaux, sous les directives de ROMANS-PETIT.
  • Dirige la prise du dépôt d’Artemare (nuit 9–10 septembre 1943) récupérant vivres, matériels et uniformes de chantier de jeunesse.
  • Chef de la 2ᵉ section du camp de Morez lors du défilé historique du 11 novembre 1943 à Oyonnax (environ 200 maquisards)
  • À partir de 1944, il organise des sabotages ferroviaires (Plan Vert), déraillements, coupures de lignes et réception de parachutages SOE « Pimento ».

Camarades de combat

Il collabore étroitement avec Henri ROMANS‑PETIT, Julien et Marius ROCHE, Roger GRELJOUNAUD, Jean SIGNORINI, Charles FAIVRE, Roger TANTON, et des agents alliés (Rosenthal, Heslop), notamment à l’occasion de visites et parachutages.

Retour à la vie civile

Après-guerre, il séjourne plusieurs années en Afrique avant de revenir dans l’Ain. Il consacre sa vie à la mémoire résistante, installe le musée de la Résistance et de la Déportation de Nantua, participe à l’édification du monument “Porte ouverte sur le Maquis” à Hotonnes et témoigne dans les établissements scolaires

Rues ou lieux de mémoire

  • Avenue Pierre‑Marcault à Châtillon‑sur‑Chalaronne
  • Son nom figure sur la stèle “Porte ouverte sur le Maquis” à Hotonnes, inaugurée en 2001 .
  • Des archives et objets lui appartenant sont conservés au Musée de la Résistance de Nantua.

Références bibliographiques

  • Maquis de l’Ain et du Haut-Jura, collectif, Éditions Maquis de l’Ain, 2001.
    Ce volumineux ouvrage retrace la création du camp de Morez, les cadres formés (dont Marcault), les actions militaires, le défilé de 1943, les sabotages et l’évolution des camps jusqu’à la Libération.
  • Histoire de la Résistance armée dans l’Ain, Patrick Veyret, La Taillanderie, 1999.
    Étude fouillée sur la structuration du mouvement FFI/AS, centrée notamment sur les figures comme Pierre Marcault et les Roberto; analyse les contextes, stratégies, et déroulés des événements clés.
  • Mémoires du camp Nicole, Pierre MARCAULT, auto-édition, 1995.
    Bien que rédigé pour le camp Nicole (Combettes), son récit contient une riche évocation de sa méthode, de sa philosophie militaire et de la genèse du camp de Morez.

Références Internet

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