Le Maquis du Chat fut l’un des foyers de résistance les plus actifs du Vaucluse durant la Seconde Guerre mondiale.
Implanté à Lagnes, il joua un rôle déterminant dans les opérations de sabotage et de libération dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Création et organisation
Le Maquis du Chat prit forme dès 1943 autour de la ferme du Chat, située à Lagnes.
Ce lieu devint un point de ralliement pour les réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) et les résistants clandestins.
Sous l’impulsion de figures telles que Jean Garcin (alias “Commandant Bayard”), Jules Ten et Alphonse Bégou, le maquis s’organisa en une unité structurée, formant le Groupe-franc Kléber. Cette organisation permit de mener des actions coordonnées contre l’occupant nazi.
Actions et réseaux
Le Maquis du Chat mena près de 300 opérations armées, incluant des sabotages, des destructions de biens ennemis et des évasions de patriotes emprisonnés.
Ses actions s’étendirent au-delà du Vaucluse, touchant les départements voisins.
Le groupe-Franc Kléber, issu du maquis, réalisa des coups de main contre les agents de la Gestapo à Avignon et contre des patrouilles allemandes.
Ils intervinrent notamment sur la route stratégique de la Gabelle entre Carpentras et Sault, ainsi que sur celles menant à Cavaillon, l’Isle-sur-la-Sorgue et Apt.
Le groupe-franc descendit également à Marseille pour libérer des détenus politiques incarcérés à la prison Chave et fit évader des résistants des hôpitaux de la Conception et Salvador.
Chefs et figures marquantes
- Jean Garcin : Alias “Commandant Bayard”, il fut le chef des groupes-francs de la région R2 (Provence), couvrant plusieurs départements. Il participa activement à des opérations de libération et de sabotage, notamment à Marseille.
- Jules Ten : Capitaine Grillon, enfant de Lagnes, il joua un rôle clé dans l’organisation et les actions du maquis.
- Alphonse Bégou : Capitaine Balkan, il fut l’un des piliers du maquis, contribuant à sa structuration et à ses opérations.
Héros et sacrifices
Les membres du Maquis du Chat firent preuve d’un courage exemplaire, menant des actions périlleuses contre l’occupant.
Leur engagement entraîna des pertes humaines, certains tombant lors des combats ou étant arrêtés et exécutés. Leur mémoire est honorée par des stèles et des plaques commémoratives, notamment à l’entrée du cimetière de Lagnes.
À la Libération, les résistants du Maquis du Chat et du groupe-franc Kléber occupèrent la mairie de Lagnes, établissant un comité local de libération nationale présidé par Jules Ten.
Ce comité organisa des célébrations pour le premier anniversaire de la Libération, réunissant maquisards et républicains.
Références bibliographiques
Soldats bleus dans l’ombre – Le commandant Guillaudot et ses gendarmes dans la Résistance, par Gilbert Charles, Éditions du Cercle d’or, Paris, 1978. Cet ouvrage retrace l’engagement de Maurice Guillaudot et de ses hommes dans la Résistance, mettant en lumière leur courage et leur détermination.
Références internet
Blog des CVR de Vaucluse et des Départements limitrophes : Ce site propose des fiches historiques détaillées sur le Maquis du Chat et le Groupe-franc Kléber, illustrant leurs actions et leur impact dans la région.
Monument commémoratif
À Lagnes, une plaque “Devoir de Mémoire” a été dévoilée à l’entrée du cimetière en l’honneur des Résistants du Maquis du Chat et du groupe-franc Kléber. Ce monument rend hommage à leur engagement et à leur sacrifice pour la liberté. cvrduvaucluse.canalblog.com+1Wikipédia+1