La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PIZIGOT Annick Augustine Marie Alias Nickette

Annick Augustine Marie PIZIGOT née le 16 septembre 1924 à Locminé (Morbihan, France).morte le 26 novembre 1945 à Saint-Gall (Suisse), des suites de sa déportation est la fille unique d’Albert Pizigot et de Françoise Lasselin, hôteliers-restaurateurs à Locminé.

Elle travaille dans l’établissement familial, l’Hôtel des Voyageurs, qui deviendra un lieu stratégique pour la Résistance. Aucune information spécifique n’est disponible sur sa scolarité ou une formation professionnelle particulière. 

Annick entre dans la Résistance en mars 1943, à l’âge de 18 ans. Elle installe un poste émetteur dans une dépendance de l’hôtel familial, malgré la présence d’officiers allemands dans l’établissement.

Le 1er juin 1943, elle devient agent de liaison pour le Bureau des Opérations Aériennes (BOA) du Morbihan, dirigé par Julien Le Port, alias “le Coureur” .

Missions et actions

Surnommée “Nickette” dans la clandestinité, Annick est promue sous-lieutenant.

Elle organise quatre parachutages importants de matériel et d’armement à Moustoir-Ac.

Elle assure également des transports d’armes et des liaisons entre les maquisards et les parachutistes.

L’hôtel familial sert de lieu de rendez-vous pour les résistants, notamment pour l’état-major départemental des F.F.I. le 31 mars 1944

Arrestation et déportation

Le 28 avril 1944, Annick est arrêtée avec ses parents, probablement sur dénonciation, après avoir acheminé des armes.

Elle est interrogée et torturée à Kermaria, puis détenue à Locminé jusqu’au 2 mai.

Transférée à Vannes, puis à Port-Louis, elle est condamnée à mort le 31 juillet 1944, peine commuée en travaux forcés.

Déportée le 2 août 1944, elle passe par les prisons de Karlsruhe, Lübeck, Cottbus, puis est affectée au kommando Siemens près de Ravensbrück.

Elle est ensuite transférée à Mauthausen, où elle est libérée par la Croix-Rouge le 24 avril 1945

Camarades de combat

Annick a collaboré étroitement avec Julien Le Port, chef départemental du BOA. Elle a également partagé son engagement avec d’autres résistantes morbihannaises, telles que Simone Le Port, Annick Philouze et Suzanne Bouvard, avec qui elle a été déportée

Retour à la vie civile

Annick ne survivra pas à sa déportation. Très affaiblie, pesant seulement 36 kg, elle est hospitalisée à Saint-Gall, en Suisse, où elle décède le 26 novembre 1945 des suites d’une hémorragie pulmonaire. Son corps est rapatrié à Locminé en janvier 1950, où elle repose au cimetière communal .

Décorations

  • Médaille de la Résistance Française par décret du 06 septembre 1945 JO 12 septembre 1945 Source Ordre de la Libération.
  • Côte du dossier : 1O50822
  • Promotion au grade de lieutenant : à titre posthume.

Rues ou lieux de mémoire

  • École publique Annick-Pizigot : à Locminé.
  • Rue Annick-Pizigot : à Locminé.
  • Plaque commémorative : apposée sur l’Hôtel des Voyageurs, ancien établissement familial .

Références bibliographiques

Résistance et Libération en Bretagne, Henri Fréville, Presses Universitaires de Rennes, 1985. Cet ouvrage de référence retrace l’organisation des réseaux résistants bretons et les actions clandestines menées dans le Morbihan pendant l’Occupation allemande. Plusieurs passages concernent les réseaux de liaison et le Bureau des Opérations Aériennes (BOA) dans lequel Annick Pizigot fut engagée à partir de 1943. L’auteur évoque également les risques encourus par les agents de liaison opérant dans les zones occupées par les troupes allemandes.

Le BOA, Bureau des Opérations Aériennes, André Courval, éditions France-Empire, 1972. Cette étude est consacrée au Bureau des Opérations Aériennes chargé d’organiser les parachutages alliés et les liaisons clandestines en France occupée. L’ouvrage décrit le rôle des agents de liaison régionaux et le fonctionnement des réseaux dans le Morbihan. Les missions assurées par Annick Pizigot dans la région de Locminé s’inscrivent directement dans les activités présentées par l’auteur.

Femmes en Résistance en Bretagne, Christian Bougeard, Coop Breizh, 1998. Ce livre retrace les parcours de résistantes bretonnes engagées dans les réseaux clandestins durant la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs témoignages concernent les agents de liaison, les opératrices radio et les auxiliaires du BOA dans le Morbihan. L’ouvrage permet de replacer l’engagement d’Annick Pizigot dans l’histoire des femmes résistantes bretonnes.

Histoire de la Résistance en France, Henri Noguères, Robert Laffont, 1967-1981. Cette vaste synthèse historique consacre plusieurs chapitres aux réseaux de renseignement et aux structures clandestines opérant en Bretagne occupée. Les activités du BOA et les opérations de liaison avec Londres y sont détaillées. Le livre éclaire le contexte dans lequel évoluait Annick Pizigot au sein de la Résistance bretonne.

La Déportation en Bretagne 1940-1945, Jacques Roignant, éditions Ouest-France, 2004. Cet ouvrage retrace le parcours des résistants bretons arrêtés puis déportés durant l’Occupation. Plusieurs chapitres évoquent les conséquences physiques et psychologiques de la déportation sur les survivants revenus des camps nazis. Le livre permet de comprendre les conditions ayant conduit au décès d’Annick Pizigot en Suisse après la guerre.

Les Femmes dans la Résistance, Dominique Missika, Tallandier, 2005. Cette étude historique analyse le rôle joué par les femmes dans les réseaux clandestins français durant la Seconde Guerre mondiale. Les activités d’agents de liaison, d’hébergeuses et d’opératrices radio y sont largement évoquées. L’ouvrage apporte un éclairage utile sur les missions accomplies par Annick Pizigot dans le cadre du BOA du Morbihan.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne Cette base documentaire nationale rassemble des notices biographiques, documents d’archives et témoignages consacrés aux résistants français. Plusieurs ressources concernent les réseaux clandestins bretons, le Bureau des Opérations Aériennes et les femmes engagées dans la Résistance. Le site permet de replacer l’action d’Annick Pizigot dans le contexte des opérations clandestines menées dans le Morbihan. https://www.museedelaresistanceenligne.org/

Fondation de la Résistance Le site de la Fondation de la Résistance propose des dossiers historiques sur les réseaux clandestins français, les agents de liaison et les structures de parachutage alliées. Plusieurs documents concernent le BOA et les activités résistantes en Bretagne durant l’Occupation. Ces ressources permettent de mieux comprendre le rôle joué par Annick Pizigot à Locminé.
https://www.fondationresistance.org/

Mémoire des hommes – Ministère des Armées Cette base officielle du ministère des Armées recense les résistants morts pour la France et les victimes de la déportation. Les fiches disponibles permettent de retrouver des informations administratives et mémorielles concernant les résistants bretons arrêtés ou déportés pendant la guerre. Le portail constitue une source importante pour les recherches biographiques sur Annick Pizigot.
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Archives départementales du Morbihan Les Archives départementales du Morbihan conservent des fonds relatifs à la Résistance bretonne, aux réseaux clandestins et aux arrestations opérées par les autorités allemandes. Les inventaires disponibles permettent d’identifier des dossiers concernant les activités du BOA dans la région de Locminé. Le portail constitue une source essentielle pour approfondir les recherches historiques locales.
https://archives.morbihan.fr/

Service historique de la Défense Le portail du Service historique de la Défense donne accès aux archives relatives aux réseaux de Résistance intérieure française et aux déportés résistants. Des dossiers concernant le BOA et les réseaux clandestins bretons peuvent y être consultés. Ces archives permettent d’approfondir l’étude des missions de liaison assurées par Annick Pizigot.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/

Chemins de mémoire – Ministère des Armées Ce portail officiel consacré à la mémoire des conflits contemporains propose des dossiers historiques sur la Résistance, les réseaux de renseignement et les femmes engagées dans la lutte clandestine. Plusieurs ressources concernent les opérations aériennes alliées et les réseaux bretons liés au BOA. Le site apporte des éléments utiles pour contextualiser l’engagement d’Annick Pizigot.
https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/

Association bretonne du souvenir des résistants et déportés Cette association mémorielle publie des études, témoignages et notices biographiques consacrés aux résistants bretons et aux victimes de la déportation. Plusieurs dossiers concernent les réseaux clandestins du Morbihan et les agents de liaison engagés auprès du BOA. Les ressources disponibles permettent de mieux comprendre le parcours d’Annick Pizigot.
https://www.resistance-deportation-bretagne.com/

MémorialGenWeb Cette base mémorielle collaborative recense les résistants et victimes de guerre à travers les monuments commémoratifs français. Les fiches disponibles permettent d’identifier les lieux de mémoire et les informations biographiques associées aux résistants bretons. Le site constitue une source complémentaire utile pour les recherches sur Annick Pizigot. https://www.memorialgenweb.org/

Ordre de la Libération Le site officiel de l’Ordre de la Libération propose des ressources historiques sur les réseaux résistants et les compagnons de la Libération actifs en Bretagne. Plusieurs dossiers concernent les structures de liaison et les organisations clandestines liées à Londres. Ces documents permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel agissait le BOA dans le Morbihan.
https://www.ordredelaliberation.fr/

Ouest-France – Articles historiques sur la Résistance bretonne Le quotidien régional publie régulièrement des articles consacrés aux résistants bretons, aux réseaux clandestins et aux commémorations organisées dans le Morbihan. Plusieurs dossiers évoquent les femmes engagées dans la Résistance et les activités clandestines à Locminé durant l’Occupation. Ces publications apportent des éléments utiles sur la mémoire locale entretenue autour d’Annick Pizigot. https://www.ouest-france.fr/

Photo

Annick PIZIGOT, début 1944.

Annick PIZIGOT, en 44

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