La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MARIENNE Pierre Felix

Pierre Félix MARIENNE, né le 9 décembre 1908 à Souk Ahras, Algérie, mort le 12 juillet 1944 à Kerihuel en Plumelec, Morbihan, France

Pierre Félix Marienne naît le 9 décembre 1908 à Souk Ahras, en Algérie alors française. La notice officielle de l’Ordre de la Libération indique qu’il grandit à Guelma, fait ses études secondaires à Bône et entame ensuite des études de lettres.

Mobilisé en 1939, il combat dans l’armée française, participe aux corps francs. Il est blessé et fait prisonnier puis s’évade. Après diverses tentatives pour rejoindre la France libre, il rallie finalement les Forces françaises libres en Afrique du Nord à la fin de 1942, puis rejoint les parachutistes SAS. La notice officielle résume ce parcours militaire avant son affectation au 4e BIA, futur 2e RCP.

Pierre Marienne relève de la France libre combattante et des unités parachutistes SAS françaises. La notice de l’Ordre de la Libération le rattache explicitement au 4e BIA et au 2e RCP.

Missions et actions

La notice de l’Ordre de la Libération indique qu’il est parachuté en Bretagne dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 dans le cadre des opérations SAS.

Le Musée de la Résistance en ligne précise qu’il commande alors une équipe de neufs parachutistes largués dans le secteur de Plumelec pour préparer la base Dingson.

Après l’accrochage initial de Plumelec, il parvient à rejoindre la Résistance locale puis contribue à l’organisation et à l’encadrement militaire du camp de Saint-Marcel.

Le Maitron confirme qu’il joue un rôle central dans l’armement et l’organisation du maquis avant la bataille du 18 juin 1944.

La notice officielle emploie, à propos de ses derniers jours, des formules très nettes : il est « pris au hameau de Kerihuel » puis « assassiné sur place par des Allemands et des miliciens ». Le Maitron parle lui aussi d’une exécution sommaire à Plumelec le 12 juillet 1944.

Arrestation / évasion /

Pendant la campagne de 1940, Pierre Marienne est fait prisonnier puis s’évade, avant une nouvelle arrestation et une nouvelle évasion. Pour 1944, il est localisé à Kerihuel, capturé au cours d’une opération allemande et exécuté sommairement le 12 juillet 1944.

Camarades de combat

Ses camarades les plus directement associés par les sources à son action en Bretagne sont le commandant Pierre Bourgoin, le lieutenant François Martin, ainsi que les parachutistes de son stick initial. Les notices du Musée de la Résistance en ligne et de l’Ordre de la Libération replacent Marienne dans ce groupe d’officiers SAS de la bataille de Saint-Marcel et des combats de Plumelec.

Décorations

  • Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 29 décembre 1944.
  • Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume,
  • Croix de guerre 1939-1945 (2 citations)
  • Médaille de la Résistance à titre posthume  par décret du 18 Mai 1943 JO Décembre 1908 source ordre de la libération
  • Côte du dossier : 1O41666

Nous n’avons pas sécurisé dans cette recherche le décret exact de la Légion d’honneur .

Lieux de mémoire

Des lieux de mémoire portent son nom à Plumelec et à Lorient, où existent respectivement une rue du Capitaine-Marienne et une impasse du Capitaine-Marienne. Le mémorial SAS de Plumelec rappelle également son rôle lors du parachutage du 5-6 juin 1944.

Références bibliographiques

Pierre Marienne, notice du Maitron, par Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty, mise en ligne dans le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, de la Résistance et de la France libre. Cette notice fournit une synthèse biographique solide sur la naissance, le parcours militaire, l’action en Bretagne et les circonstances de la mort. Elle est particulièrement utile pour croiser la notice officielle de l’Ordre de la Libération avec une base prosopographique d’historiens.

Le Bataillon du ciel, Joseph Kessel, Gallimard, 1947. Cet ouvrage n’est pas une source administrative, mais il éclaire le contexte humain et militaire des parachutistes français de la France libre. Le lecteur y trouvera une mise en récit de l’engagement SAS et du climat des opérations en Bretagne, utile pour compléter une lecture strictement documentaire.

Références internet

Ordre de la Libération. La notice officielle donne les éléments biographiques fondamentaux, les unités d’appartenance et les décorations confirmées. C’est la source pivot pour sécuriser l’identité, le parcours militaire et la qualification de Compagnon de la Libération.

Musée de la Résistance en ligne. La notice sur le mémorial SAS de Plumelec resitue précisément le parachutage du stick Marienne, le contexte du 5-6 juin 1944 et l’enjeu militaire de la base Dingson. Elle est utile pour replacer le portrait individuel dans la chronologie locale bretonne.

Maitron. La notice biographique apporte un appareil critique différent de celui de l’Ordre de la Libération, notamment sur la famille, le parcours antérieur à la France libre et la qualification d’exécution sommaire. Elle permet un bon contrôle croisé.

Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD

Oui la sous-série GR 16 P a bien été vérifiée dans les instruments de recherche. En revanche, nous n’avons pas ouvert le dossier nominatif lui-même dans cette session. La cote précise n’a pas été retrouvée de façon suffisamment sûre dans les résultats accessibles ici ; nous préférons donc ne pas l’inventer.

Observations Le dossier Marienne est historiquement solide. Les sources principales convergent sur l’identité, les dates, les unités et la mort. Le point que nous laissons en retrait est la date précise des décrets de certaines décorations hors Compagnon de la Libération, faute de sécurisation primaire dans cette recherche. Nous avons donc conservé seulement les distinctions explicitement confirmées par la notice officielle, sans ajouter de date non vérifiée.

Sources consultées

Ordre de la Libération : notice officielle de Pierre Marienne, utilisée pour l’identité, les unités d’appartenance, le résumé du parcours et les décorations confirmées.

Maitron : notice biographique utilisée pour le contrôle croisé du parcours et des circonstances de la mort.

Musée de la Résistance en ligne : notice sur le mémorial SAS de Plumelec, utilisée pour le contexte opérationnel du parachutage et de la base Dingson.

Les Français Libres : fiche biographique utilisée comme source complémentaire sur la chronologie France libre.

Mémoire et Espoirs de la Résistance : absence de fiche nominative retrouvée lors de cette recherche.

Pierre MARIENNE

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