Maxime SAMAMA, né le 6 octobre 1922 à Tunis (Tunisie), mort le 29 mai 1944 à Badaroux (Lozère)
Né à Tunis, Maxime Samama rejoint la métropole (Marseille) pendant l’Occupation. Les bases consultées présentent un profil de jeune réfugié nord-africain passé au maquis cévenol en 1944.
Engagement dans la Résistance
Intégré aux groupes cévenols au printemps 1944, Samama participe aux mouvements et combats qui suivent la dispersion de fin mai 1944 ; le Musée de la Résistance en ligne le situe dans la colonne regagnant un point de ralliement par le col du Perjuret (27 mai 1944) après deux jours de combats et de marche.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Rattaché aux FFI cévenols (Aigoual-Cévennes et réseaux associés). Le Musée de la Résistance en ligne renvoie explicitement à une cote d’homologation SHD (GR 16 P 533313), attestant de la reconnaissance administrative de son engagement.
Participation aux opérations de fin mai 1944 dans le secteur lozérien (dispersions, reprises de contact, ralliements) avant sa capture/son exécution sommaire à Badaroux le 29 mai 1944. Ces éléments sont corroborés par la notice du Maitron.
Exécuté sommairement à Badaroux (Lozère) le 29 mai 1944.
Camarades de combat
Inséré dans les groupes cévenols en mouvement fin mai 1944 ; l’historiographie locale met en évidence l’hétérogénéité de ces groupes (notamment des résistants nord-africains) à cette période.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 18 novembre 1959 JO 13 Décembre 1959
- Côte du dossier : 1O56651
Aucune autre décoration confirmée dans les bases officielles
Lieux de mémoire
Sa mémoire est associée aux lieux commémoratifs des maquis cévenols et, localement, aux commémorations des combats et dispersions de mai 1944 (secteur Lozère/Cévennes).
Références bibliographiques
Les Maquis du Massif central méridional (1943-1944), Gérard Bouladou, Éditions Lacour, 1974. Contexte opérationnel des maquis, avec focus sur les épisodes de mai-juin 1944 en Lozère/Cévennes.
Aigoual 44, Robert Poujol, Ampelos, 2020. Récit de terrain sur la période de montée en puissance et sur les dispersions.
La Résistance française, Olivier Wieviorka (tr. J.-M. Todd), Belknap, 2016. Ouvrage de synthèse offrant un cadre analytique pour situer les engagements de 1944 ; utile pour contextualiser la participation de résistants nord-africains.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne, notice « Maxime SAMAMA » (cote SHD mentionnée). https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=26417
Le Maitron – Fusillés 1940-1944, notice « SAMAMA Maxime, alias “Maxime” ». https://fusilles-40-44.maitron.fr/samama-maxime-alias-maxime/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD GR 16 P 533313 (signalée par le Musée de la Résistance en ligne). Musée de la Résistance en Ligne
Observations orthographiques et divergences
Patronyme « Samama » stable ; variantes d’alias « Maxime ». Les bases officielles concordent sur la date et le lieu d’exécution (29 mai 1944, Badaroux).
Sources consultées
Maitron Résistance : notice nominative. Fusillés 40-44
Fondation de la Résistance – Musée en ligne : notice et cote SHD. Musée de la Résistance en Ligne
Mémoire des Hommes (SGA) : Absence confirmée (pas de fiche nominative trouvée en ligne).
Musée de Champigny : consultation via portail AERI.
Ordre de la Libération, Base Léonore : Absence confirmée.
Gallica BnF/SHD : présence de la cote 16P via le Musée ; pas d’autre pièce nominative en ligne.