La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

LE ROUX Jean

Jean LE ROUX, né le 15 décembre 1919 à Lanmeur (Finistère), mort le 5 octobre 2009 à Morlaix (Finistère)

Originaire de Lanmeur, Jean Le Roux suit des études secondaires en Bretagne à la veille de la guerre. En 1939, il a vingt ans lorsque la défaite de 1940 bouleverse son destin.

Les notices biographiques croisées indiquent qu’il rejoint clandestinement l’Angleterre à la fin de 1940, élément cohérent avec son enrôlement enregistré à Londres en décembre 1940.

Ces indications proviennent de bases mémorielles recoupées et de la presse régionale.

Arrivé à Londres en décembre 1940, il est orienté vers les services de renseignement franco-britanniques, travaillant en lien avec le BCRA et le MI6.

Le 18 mars 1941, il repart vers la Bretagne avec Robert Alaterre, Jean Milon et Daniel Lomenech. Le 27 mars 1941, il réalise à Quimper (Kerfeunteun), depuis l’immeuble des postes, la première émission radio clandestine attestée vers Londres par le réseau Johnny.

Il est l’adjoint de Robert Alaterre et radio-chef du réseau Johnny, réseau de renseignement reconnu « Français libres », actif en Bretagne entre 1941 et 1942, principalement pour la surveillance des mouvements navals allemands autour de Brest.

Cette appartenance est confirmée par les notices du Musée de la Résistance en ligne et par des sources mémorielles spécialisées.

Installé d’abord à Quimper, puis à Carhaix, Rennes et Morlaix pour déjouer les repérages goniométriques, Jean Le Roux assure l’essentiel du trafic radio du réseau au printemps et à l’été 1941, transmettant aux alliés des informations sur les bâtiments de la Kriegsmarine basés à Brest.

Il contribue à la mise en place des liaisons maritimes qui acheminent postes émetteurs de secours, fonds et messages, et qui permettent à des agents compromis de regagner la Grande-Bretagne.

Arrestation / évasion / déportation

Après des vagues d’arrestations en 1942, il échappe de peu à plusieurs coups de filet et parvient à rejoindre la Grande-Bretagne en mai 1943.

Aucune arrestation n’est attestée pour lui en 1941-1943 ; les sources concordent sur des évasions manquées de peu suivies d’un repli vers Paris, puis un passage en Grande-Bretagne en 1943.

Camarades de combat

Ses compagnons d’action attestés dans les sources sont Robert Alaterre, Jean Milon, Daniel Lomenech, Antoine Vourc’h, Marcel Le Roy et Yvonne Le Roux, cette dernière jouant un rôle d’appui logistique à Quimper.

Retour à la vie civile

Après la Libération, Jean Le Roux est nommé liquidateur du réseau Johnny. La presse régionale et la Revue de la Fondation de la France Libre rappellent son engagement de mémorialiste et de témoin de l’histoire du réseau.

Décorations

  • Légion d’honneur,
  • Croix de guerre,
  • Médaille de la Résistance (avec rosette), par décret du 31 Mars 1947
  • Médaille des évadés,
  • King’s Medal for Courage in the Cause of Freedom
  • Croix de guerre belge.

Information issue de la Revue de la Fondation de la France Libre et d’articles de presse régionale, non confirmée dans les bases officielles consultées.

Lieux de mémoire

Une plaque commémorative rappelle la première émission du réseau Johnny au 24, avenue de la France Libre, à Quimper (Kerfeunteun).

La toponymie locale conserve aussi la mémoire du réseau en Finistère.

Plaque commémorative posée à l’hôtel des Postes de Kerfeunteun.

Références bibliographiques

  • Des agents ordinaires : le réseau Johnny, 1940-1943, Emmanuel Couanault, Locus Solus, 2016. Ouvrage de synthèse consacré à la genèse, aux acteurs et aux méthodes du réseau Johnny en Bretagne. Il replace l’action de Jean Le Roux parmi les opérations de renseignement maritime et radio, avec un solide appareil critique et un éclairage sur les liaisons côtières.
  • L’Armée du silence. Histoire des réseaux de Résistance en France, 1940-1945, Guillaume Pollack, Tallandier – Ministère des Armées, 2022. Synthèse récente fondée sur fonds SHD et archives alliées ; elle situe Johnny dans l’écosystème des réseaux de renseignement et souligne le rôle des liaisons maritimes et radio.
  • Mémoires d’un agent secret de la France Libre, Colonel Rémy, Solar, 1946. Témoignage classique sur les réseaux de renseignement, utile pour croiser le contexte opérationnel breton de 1941-1942 et les pratiques clandestines qui ont concerné Johnny.

Références internet

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