La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

TEBOUL Léon

Léon TÉBOUL, né le 9 mars 1900 à Oran (Algérie), mort – date et lieu de décès inconnus.

Léon Téboul est né le 9 mars 1900 à Oran, alors département français d’Algérie. D’après les notices consultées, il était industriel et capitaine au début de la Seconde Guerre mondiale, installé à Toulouse où il vivait au moment de l’occupation allemande.

À Toulouse, Téboul s’engage dans la Résistance intérieure française contre l’occupation allemande et le régime de Vichy. Il intègre le réseau de renseignements Andalousie, relevant du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) basé à Londres.

Il est identifié comme agent P2 du réseau Andalousie, ce qui signifie qu’il est homologué dans la catégorie des agents de renseignement et d’action du BCRA. Il prend très rapidement une place de responsabilité dans la structuration de l’action résistante à Toulouse, devenant chef du groupe d’action Casa rattaché à ce réseau.

Missions et actions

À la tête du groupe d’action Casa à Toulouse, Téboul est notamment chargé d’organiser des actions de sabotage, de renseignement et d’opérations clandestines contre l’occupant nazi et les réseaux collaborationnistes, mobilisant un groupe de résistants locaux.

Il utilise des pseudonymes dans l’activité clandestine, et une carte d’identité falsifiée (Fernand Clermont) a été relevée dans les archives de résistants toulousains du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation dans des cahiers de témoignages.

Arrestation / évasion / déportation

Selon les listes de Les Français Libres, Léon Téboul est arrêté par la Gestapo le 8 mars 1943, mais il parvient à s’évader immédiatement le même jour, ce qui illustre à la fois les risques mortels que couraient les résistants et sa détermination à poursuivre la lutte.

Camarades de combat

Au sein du groupe Casa, Téboul travaille avec de nombreux résistants toulousains dont certains seront également arrêtés ou déportés : des agents et camarades identifiés dans la documentation comprennent notamment Germaine Alexandrine Hakim épouse Ganon et Judith Cappel épouse Alexander, toutes deux membres du groupe Casa dirigé par Téboul et arrêtées avec leurs proches par la Gestapo.

Retour à la vie civile

Les sources consultées ne fournissent pas d’information fiable sur la vie de Léon Téboul après la Libération de la France en 1944. Aucune notice dans Maitron Résistance, Fondation de la Résistance ou Mémoire des Hommes n’a été trouvée dans les bases obligatoires listées à ce stade.

Décorations

Aucune décoration officielle n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées (Ordre de la Libération, Base Léonore, etc.) pour Léon Téboul à ce stade. Si d’autres sources localisées (archives départementales, dossier SHD) sont disponibles, elles pourraient révéler des décorations reçues mais ce n’est pas établi dans les bases actuellement explorées.

Lieux de mémoire

Aucun lieu portant officiellement le nom de Léon Téboul (rue, place, établissement scolaire) n’a été retrouvé dans les références consultées. Cela n’exclut pas l’existence de lieux ou mémoriaux locaux à Toulouse, mais ces mentions n’apparaissent pas dans les bases nationales obligatoires consultées.

Références bibliographiques

Histoire de la Résistance dans la Haute-Garonne Michel Goubet, Paul Debauges, Milan, 1986. Ouvrage de synthèse très documenté sur l’ensemble des organisations de Résistance en Haute-Garonne, avec un accent sur Toulouse, les structures armées et les réseaux de renseignement. Utile pour replacer Léon Téboul et le groupe d’action « Casa » dans l’écosystème régional (Armée secrète, groupes francs, articulations locales). Donne des repères chronologiques, des acteurs et des lieux pour contextualiser les actions et les arrestations de 1943-1944.

Les services secrets du général de Gaulle : le BCRA, 1940-1944 Sébastien Albertelli, Perrin, 2009. Étude de référence sur l’appareil de renseignement et d’action de la France libre, indispensable pour comprendre la logique des réseaux rattachés à Londres. Permet de situer le réseau ANDALOUSIE (et ses agents P1/P2) dans les circuits de transmission, les méthodes, les risques de compromission et les relations avec d’autres organisations. Apporte un cadre solide pour interpréter le rôle opérationnel d’un chef de groupe d’action comme « Casa » dans un environnement clandestin.

Au combat sans armes. Les femmes espagnoles dans la Résistance en France (article scientifique), disponible sur OpenEdition Journals, 2019. Article académique consacré aux formes d’engagement (liaison, hébergement, passages, renseignement) et aux statuts P1/P2 dans plusieurs réseaux, dont ANDALOUSIE. Utile pour comprendre, à l’échelle des pratiques, la place des agents de liaison et la logistique des filières (hébergement, faux papiers, convoyage) autour de Toulouse et du piémont pyrénéen. Offre un éclairage méthodologique et comparatif, mobilisable pour étayer le contexte d’action de « Casa ».

Le choix de la Résistance : Histoires d’hommes et de femmes (1940-1944) (chapitre « L’origine du réseau Confrérie Notre-Dame », Fabrice Grenard), Presses Universitaires de France, 2021. Le chapitre revient sur la genèse et le fonctionnement d’un grand réseau de renseignement (Confrérie Notre-Dame), matrice importante pour comprendre l’évolution et les recompositions de réseaux liés à la France libre. Même lorsqu’il ne suit pas le parcours de Téboul, il clarifie le type d’organisation clandestine dont ANDALOUSIE se réclame par filiation et méthodes. Apporte des clés sur les enjeux de structuration, de sécurité, de recrutement et de transmission du renseignement.

Lacapelle-Biron, 21 mai 1944 : histoire et mémoire d’une rafle de la division Das Reich Jean-Pierre Koscielniak, Le Passage (Mémoire de la Résistance en Haute-Garonne), 2013. Étude centrée sur un épisode répressif de 1944, utile pour élargir au contexte opérationnel et policier de l’année 1944 dans le Sud-Ouest (traque des réseaux, arrestations, transferts). Sert de ressource d’arrière-plan pour comprendre la montée des risques à Toulouse et les méthodes allemandes et vichystes au moment où des groupes d’action comme « Casa » sont ciblés. Donne également des repères mémoriels et documentaires sur les sources locales mobilisées par les associations et institutions.

Références internet

Fiche PDF “Léon TÉBOUL (alias Casa)” – Musée de la Résistance en ligne Ressource nominative issue du corpus « La Résistance en Haute-Garonne », donnant des éléments d’état civil (au moins naissance), la profession (industriel), le grade (capitaine) et l’ancrage toulousain, ainsi que l’identification de l’alias « Casa ». C’est une porte d’entrée officielle pour confirmer l’existence, l’implantation et la caractérisation socio-professionnelle de Téboul, avant recoupements avec d’autres fonds. (https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail_pdf.php?id=21491)

Évasions par l’Espagne – groupe de passeurs du réseau ANDALOUSIE – Musée de la Résistance en ligne Page institutionnelle explicitant la nature d’ANDALOUSIE (renseignement/évasion), son rattachement à Londres et des éléments de chronologie de création. Utile pour documenter le cadre d’action d’un agent P2 et d’un groupe lié à ANDALOUSIE, notamment sur les filières vers l’Espagne et la structuration du réseau. (https://museedelaresistanceenligne.org/media9309-Evasions-par-lEspagne-groupe-de-passeurs-du-rseau-Andalousie)

Ressource “Résistance et France combattante” – Musée de la Résistance en ligne (PDF, inventaire/fonds) Document de type guide de sources mentionnant des ensembles d’archives relatifs au réseau ANDALOUSIE (historique, organigrammes, listes d’agents, télégrammes codés, demandes d’attestation). Très utile pour orienter une recherche vers des dossiers et comprendre la nature des pièces conservées, y compris quand le nom de Téboul n’apparaît pas directement en ligne. (https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/42.pdf)

Andalousie, réseau – FranceArchives Notice d’autorité archivistique indiquant l’existence d’archives et de contenus liés au réseau ANDALOUSIE dans des institutions publiques. Sert à repérer des inventaires, des lieux de conservation et des typologies de documents (attestations, dossiers, correspondances), utile pour consolider une recherche nominative (Téboul) par le biais des fonds de réseau. (https://francearchives.gouv.fr/agent/459960596)

Réseau “Andalousie” – Archives départementales de la Haute-Garonne (notice/instrument de recherche) Notice archivistique locale signalant des dossiers et descriptions liés au réseau ANDALOUSIE dans les collections départementales. Intéressant pour identifier des cotes, des ensembles documentaires et des contextes toulousains, et pour préparer une consultation en salle en ciblant les séries utiles. (https://archives.haute-garonne.fr/ark%3A/44805/vta9f6d51c8e98d78a6)

Article “Post scriptum… Georges P.” – Mémorial François Verdier / Libération-Sud Récit contextualisé d’un épisode de l’été 1944 à Toulouse/Haute-Garonne, mentionnant Léon Téboul (« Casa ») et un stratagème visant des collaborateurs cherchant à fuir vers l’Espagne. Source associative/mémorielle utile pour documenter un fait local et des pratiques d’épuration/neutralisation à la Libération, à recouper avec d’autres sources. (https://francoisverdier-liberationsud.fr/tag/armee-secrete/)

Extrait “Liberté, liberté chérie” – publication MDR&D (Calaméo) Document émanant de la mémoire résistante locale indiquant, pour la Haute-Garonne, l’existence de groupes francs dont le groupe « Casa » (chef : Léon Téboul) et une appréciation de son activité. Utile pour une formulation contextualisée et pour repérer d’autres noms et organisations citées dans la même dynamique (Armée secrète, effectifs, actions). (https://www.calameo.com/books/004471248aa343434c9a4)

“Léon TEBOUL, agent d’ANDALOUSIE” – Les Français Libres (notice contributive) Page nominative donnant l’identité (naissance à Oran le 9 mars 1900), l’alias « Casa », la qualité d’agent P2, un rôle de chef de groupe d’action, et des éléments sur arrestations manquées/évasion et arrestations de proches en janvier 1944. Source associative à manier par recoupement, mais très utile comme piste, notamment lorsqu’elle mentionne décorations et dates de décrets à vérifier ensuite sur bases officielles. (https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=122134)

Maitron (Fusillés / Résistants) – exemple d’entrée mentionnant ANDALOUSIE Notices biographiques du Maitron qui décrivent l’appartenance au réseau ANDALOUSIE, les statuts clandestins et les parcours répressifs. Même si l’entrée consultée ne porte pas sur Téboul, elle sert à étayer le cadre de définition du réseau, les catégories (P1/P2) et les modalités d’action/répression observées dans la région toulousaine et au-delà. (https://fusilles-40-44.maitron.fr/hamard-leo-leon-louis-lucien-dit-leo-x6-du-reseau-morhange-toulouse/)

Wikipédia – Rue Théodore-Ozenne (Toulouse) : mention du “maquis de Léon Téboul” Page généraliste de topographie urbaine contenant une mention contextuelle reliant un résistant (Maurice Ribis) au “maquis de Léon Téboul” et au groupe « Casa ». Information utile comme signalement d’un ancrage toulousain et de la diffusion mémorielle locale, à recouper avec des sources institutionnelles. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Th%C3%A9odore-Ozenne)

Patrimoines Lourdes-Gavarnie – “Les chemins de la liberté (1936-1945)” : ANDALOUSIE et passages pyrénéens Page patrimoniale détaillant le thème des évasions par l’Espagne et citant ANDALOUSIE dans la reconstitution des filières. Sert à documenter le contexte logistique et géographique des réseaux opérant depuis Toulouse et le piémont pyrénéen, utile pour comprendre l’environnement d’action d’un groupe lié à ANDALOUSIE. (https://www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr/les-chemins-de-la-liberte-1936-1945/123-historique)

OpenEdition Journals – “Au combat sans armes” (accès en ligne) Version web de l’article scientifique, offrant navigation, notes et renvois, utile pour citer proprement les passages relatifs à ANDALOUSIE et aux fonctions de liaison/hébergement dans les réseaux du Sud-Ouest. Permet d’élargir au thème général lorsque les traces nominatives sont rares, tout en restant sur une base académique. (https://journals.openedition.org/chrhc/9721?lang=fr)

Dossier d’homologation consulté : Non – information non retrouvée dans les bases obligatoires consultées.

Observations orthographiques et divergences

Le nom de famille est clairement orthographié Téboul dans toutes les sources consultées. Aucun autre variant orthographique n’a été relevé. Aucune source secondaire officielle n’a été trouvée dans les bases principales telles que Maitron Résistance ou Fondation de la Résistance.

 Sources consultées le 7 février 2026

Les Français Libres – fiche Léon Téboul (permet d’identifier date de naissance, rôle dans Andalousie et arrestation / évasion)
Musée de la Résistance en ligne – extrait biographique (confirme profession, domicile, action résistante)
Réseaux et articles mémoriaux (site François Verdier Libération Sud) – renseignent sur actions locales du groupe Casa et contexte de lutte à Toulouse
Notice associative et témoignages (Musée départemental de la Résistance – carnet de résistants) – documente l’usage de pseudonymes et moyens clandestins

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024